La pire erreur de Jean Charest
En 2008, Jean Charest a commis une erreur qui dépasse en gravité toutes les questions concernant une commission d'enquête ou un moratoire sur les gaz de schiste. Il a brigué un nouveau mandat. Le premier ministre aurait pu jouir, s'il l'avait voulu, d'une retraite confortable au milieu des siens, il aurait pu monter sur des chaires prestigieuses et occuper des emplois rémunérateurs et satisfaisants. Il a préféré conduire le Parti libéral à une troisième victoire électorale. Le salaire de son triomphe, il se trouvera peu de gens pour le lui envier: le premier ministre est devenu une cible facile pour les invectives et les procès d'intention, son honneur est terni par les scandales, et tous les maux de cette province lui sont imputés, presque à titre personnel. La population ne l'écoute pas, ne veut plus lui faire confiance, et surveille avec vigilance ses moindres erreurs, sans se souvenir des bons coups. De plus, les ressources de l'État sont déjà si bien épuisées qu'il n'existe nulle part une marge de manoeuvre suffisante pour mettre en place un grand chantier, une politique visionnaire. On en conviendra, ceux qui détestent Jean Charest ont un moyen tout simple de le punir: ils n'ont qu'à l'élire une autre fois.
Non, la politique n'est plus faite pour les grands hommes.
Note: Je tiens à dire qu'il n'y aura aucun nouveau message jusqu'au 12 février. Je quitte le Québec pour une semaine avec ma copine.
Non, la politique n'est plus faite pour les grands hommes.
Note: Je tiens à dire qu'il n'y aura aucun nouveau message jusqu'au 12 février. Je quitte le Québec pour une semaine avec ma copine.


2 Comments:
Il est tout de même surprenant qu'un sondage révèle que 33% des gens rééliraient Charest haut la main: gens payés par le parti pour remplir des sondages ou population qui dort dans le formol? Mystère et boule de gomme.
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2011/02/20110204-215954.html
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Tym_Machine, at 06 février, 2011
Au contraire, il me semble que cela s'explique aisément. La politique est un affrontement, un combat, dans lequel ce sont des véritables armées qui se font face. Dans la chose militaire, les soldats ne sont pas toujours en accord avec les décisions de leur général, mais ils savent qu'une armée a bien moins de chances de périr en suivant de mauvais ordres, qu'en se mutinant et en abandonnant les rangs. Alors, pour reprendre les mots de Jünger, le simple soldat serre les dents et tient.
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PiLuc, at 13 février, 2011
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