Deux fleurs
Mes vacances ont été très agréables, merci. Je reprends à mon rythme usuel. À l'occasion de la Saint-Valentin, voici un poème sans prétention composé pour ma copine.
Je m’étais promené, te laissant endormie,
Sans trop presser le pas, dans la vallée fleurie,
Cueillant la jacinthe, la rose et le muguet
Pour en ceindre ton front et t’en faire un bouquet.
Je m’arrêtais souvent, à tous les instants presque,
Pour contempler de l’œil cette admirable fresque,
La nature profuse et le soleil naissant
Qui baignait la contrée de son doigt scintillant,
Et j’inspirais, charmé, les effluves subtiles,
Les parfums embaumés des parterres graciles;
Je me sentais grandi dans ces lieux si vivants:
Ils exaltaient mon âme, ils réjouissaient mes sens.
Je découvris alors, brillantes de rosée,
Deux pousses splendides, leur tige entrelacée,
Inclinées tour à tour, en arrière, en avant,
Livrant leur cou léger aux caresses du vent.
J’en voulus prendre une, mais je ne le pus faire.
J’eus beau sonder, tourner, creuser même la terre;
Ces fleurs étaient unies par des liens si noueux
Que je les eusse, hélas, arrachées toutes deux
En ne voulant cueillir qu’une seule d’entre elles.
J’en étais presque heureux: elles étaient si belles!
Je n’osai plus lever, sur elles, une main,
Je les laissai debout et repris mon chemin.
Les amours qui durent sont des toiles tissées,
Des nœuds qui enserrent nos âmes enlacées.
Le sang qui bouillonne n’a pas trop de deux cœurs.
Je t’en prie, chère amie! soyons comme ces fleurs!
Je m’étais promené, te laissant endormie,
Sans trop presser le pas, dans la vallée fleurie,
Cueillant la jacinthe, la rose et le muguet
Pour en ceindre ton front et t’en faire un bouquet.
Je m’arrêtais souvent, à tous les instants presque,
Pour contempler de l’œil cette admirable fresque,
La nature profuse et le soleil naissant
Qui baignait la contrée de son doigt scintillant,
Et j’inspirais, charmé, les effluves subtiles,
Les parfums embaumés des parterres graciles;
Je me sentais grandi dans ces lieux si vivants:
Ils exaltaient mon âme, ils réjouissaient mes sens.
Je découvris alors, brillantes de rosée,
Deux pousses splendides, leur tige entrelacée,
Inclinées tour à tour, en arrière, en avant,
Livrant leur cou léger aux caresses du vent.
J’en voulus prendre une, mais je ne le pus faire.
J’eus beau sonder, tourner, creuser même la terre;
Ces fleurs étaient unies par des liens si noueux
Que je les eusse, hélas, arrachées toutes deux
En ne voulant cueillir qu’une seule d’entre elles.
J’en étais presque heureux: elles étaient si belles!
Je n’osai plus lever, sur elles, une main,
Je les laissai debout et repris mon chemin.
Les amours qui durent sont des toiles tissées,
Des nœuds qui enserrent nos âmes enlacées.
Le sang qui bouillonne n’a pas trop de deux cœurs.
Je t’en prie, chère amie! soyons comme ces fleurs!


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